Parc de La Nègre

Immersion sonore !
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La Nègre, aux sources du bien-être

C’est une des entrées les plus douces pour accéder au massif de l’Étoile. Les récents aménagements de ce parc dessinent une parure agricole oubliée, quand dans les collines calcaires, une source et du labeur suffisaient à redonner vie aux sols. Balade sur les terres de Manon.
« Une source, ça se dit pas »… C’est avec ces mots de Jean de Florette en mémoire qu’on peut le mieux lire le massif de l’Étoile où trois parcs départementaux invitent aux flâneries d’antan : la Nègre sur la face sud, Jas de Roques et Jean Le Maître au nord. Pagnol y figurait le décor de son diptyque romanesque l’« Eau des collines » : « une paroisse de cent cinquante habitants, perchée sur la proue de l’un des derniers contreforts du massif de l’Étoile, à deux lieues d’Aubagne ».
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Dans plusieurs endroits de cette chaîne calcaire traversée de fissures, affleurent de précieuses sources qui ont fait couler l’encre de l’histoire paysanne de Marseille : Passe-Temps, Font Bréguette, les puits du Mûrier, du Tambour, d’Angèle, du Cerf, et les Ouïdes - aqueduc en provençal - dans cette partie du massif. Une bergerie a été construite là en 1679, puis une bastide 60 ans plus tard. Elle est alors la propriété d’un certain Nicolas Jullien surnommé Le Nègre en raison de ses fonctions d’administrateur du port où règne encore la traite des esclaves. Lui mort, sa veuve hérite de son surnom et en féminise l’attribue. C’est donc La Nègre qu’acquiert le Département en 1987.
Depuis, les 88 hectares de forêts de cette propriété de charme ont été avalés par les flammes et d’importants travaux font renaître les traditionnels bancaous agricoles. Et c’est un véritable arborétum méditerranéen qui y a pris place avec de multiples variétés d’oliviers, de figuiers et d’amandiers. Autour, une vaste prairie rustique vient égayer ce domaine encore en convalescence grâce à un solide réseau d’irrigation alimenté par le canal de Provence, plus sûrement qu’avec les Ouïdes intermittentes.
Les familles en affectionnent les aménagements et la fraîcheur. Rien n’y manque : un terrain de pétanque à l’ombre, des aires de pique-nique, un parcours botanique, un autre d’orientation pourvu de 41 balises, un autre encore de vélo trial. « C’est un formidable lieu d’apprentissage de la nature pour les jeunes élèves », témoigne une enseignante de l’école de Château-Gombert en contrebas.
Aux portes d’un terrain de jeu de plus de 9 000 hectares de sentiers rocailleux traversant garrigues et douceurs vallonnées, les vététistes, randonneurs et trailers ne sont pas en reste. Ils profitent d’un espace naturel s’étalant sur plus de 10 km parsemé de trois sommets, de l’Etoile, point culminant de Marseille à 652 mètres, à la tête du Grand Puech, point culminant de la chaîne à 779 mètres d’altitude, en passant par le très reconnaissable Pilon du Roi (710 mètres). Trois sommets, comme les rois mages et l’étoile qui les guide raconte la légende.
Informations pratiques
- Panneaux d'information
- Table d'orientation
- Parking
- Sentiers de randonnée
